Qui est Dick Bulger ?

Un manifeste au roast-beef!

Citoyennes, citoyens, copains du zinc et camarades du trottoir,

Je m’appelle Dick Bulger. Oui, ce Dick Bulger. Un Américain un peu cabossé, un peu bruyant, souvent mal peigné, généralement accompagné d’une casquette de docker douteuse, de lunettes trop noires pour la météo, et d’un accent qui fait grincer les pavés. Je viens à Paris avec un objectif simple et pas du tout discret : célébrer l’esprit français de la démocratie — cet art rare de ne pas confondre un chef avec un sauveur, et une opinion avec une loi.

Je débarque ici parce qu’en ce moment, le monde ressemble à une radio mal réglée : ça crache, ça siffle, ça raconte n’importe quoi, et il y a toujours un type convaincu qu’il est le seul à capter “la vérité”. Sauf que la vérité, ça ne se capte pas à l’oreille : ça se construit ensemble, avec des institutions solides, une presse libre, des contre-pouvoirs, et une population qui refuse de se faire hypnotiser par la peur.

1) Merci, la France — et merci l’Europe

D’abord : merci. Merci à la France, merci à l’Europe, pour votre leadership dans des temps franchement tordus : tensions transatlantiques, discours hostiles, et cette guerre en Ukraine qui rappelle à tout le monde qu’on n’est jamais “vacciné” contre la barbarie. Quand certains, chez moi, font les gros bras en oubliant la géographie et l’histoire, vous tenez bon : soutien, principes, diplomatie, solidarité. Ça compte. Vraiment.

Et puis, merci aussi pour quelque chose d’encore plus ancien : vous avez aidé à rendre les États-Unis libres. Oui oui. On n’oublie pas. Sans la France (et ses amis), l’histoire américaine aurait peut-être fini comme une mauvaise réunion de copropriété : beaucoup de discours, peu de liberté, et un syndicat de tyrans à la fin.

2) Qui est Dick Bulger, et pourquoi vous devriez vous en méfier (un peu)

Je vais être honnête : je ne suis pas un ambassadeur en costume bien repassé. Je suis plutôt un gars du terrain, version sandwich au roast-beef + bière tiède, avec une vie qui a parfois ressemblé à une série B, mais avec moins de budget et plus de mayonnaise. J’ai traîné dans des coins où les gens confondent “patriotisme” et “hurler plus fort que le voisin”. J’ai entendu des intox, des mythes, des fantasmes autoritaires déguisés en bon sens.

Et c’est justement pour ça que je suis là : parce que j’ai vu de près comment le fascisme moderne ne porte pas forcément de bottes. Il porte un sourire, un slogan, une promesse de simplicité. Il dit : “Je vais régler ça vite.” Il dit : “Fais-moi confiance, et tais-toi.” Il dit : “Les ennemis sont partout.” Et petit à petit, on rétrécit la démocratie, on ridiculise la justice, on intimide les journalistes, on fabrique des boucs émissaires, et on appelle ça “l’ordre”.

Moi, Dick Bulger, je connais ce mécanisme comme je connais un poste CB mal trafiqué : au début ça marche “mieux”, et après ça brûle toute la baraque.

3) L’alliance franco-américaine : pas un slogan, une méthode

Je ne suis pas venu à Paris pour faire des selfies devant des monuments en prétendant comprendre l’art. (Bon… peut-être un peu. Mais je respecte.) Je suis venu pour dire ceci :

Nous avons besoin d’une alliance franco-américaine — et plus largement européenne-américaine — pour défendre la démocratie, des deux côtés de l’Atlantique.

Pas une alliance militaire dans le style “on bombe la réalité”. Une alliance civique :

  • Soutenir les mĂ©dias sĂ©rieux, et dĂ©gonfler les usines Ă  mensonges.
  • ProtĂ©ger les Ă©lections, la transparence, et la confiance publique.
  • Renforcer la culture dĂ©mocratique : Ă©ducation, dĂ©bat, humour, esprit critique.
  • Refuser le culte du chef et l’addiction au scandale permanent.
  • Soutenir l’Ukraine et toutes les nations qui se battent pour rester libres.

Et surtout : se rappeler que la démocratie, ce n’est pas “quand mon camp gagne”. C’est un système qui empêche n’importe quel camp de devenir un tyran.

4) Ma promesse (avec une main sur le cœur, l’autre sur un sandwich)

Je suis un type imparfait. Je dis parfois des trucs trop forts. Je fais parfois rire quand je voudrais être clair. Mais je vous promets une chose : je prends cette menace au sérieux.

Je veux être un pont, même si je suis un pont un peu rouillé. Je veux que les Américains réapprennent une idée simple que la France maîtrise mieux que nous : on peut se disputer sans se détruire, on peut critiquer sans haïr, et on peut aimer son pays sans vouloir lui mettre une muselière.

Alors oui : Dick Bulger est à Paris, et il lève son verre (de ce que vous voulez, je ne juge pas) à la démocratie française — exigeante, râleuse, brillante, et vivante. Et il vous dit : merci de tenir la ligne. Merci d’être là. Et si certains, chez moi, veulent transformer la liberté en simple décor… eh bien, ils vont nous trouver sur leur fréquence.

Vive la démocratie. Vive l’alliance des peuples libres.
— Dick Bulger, citoyen américain en visite, cœur sérieux, humour douteux, détermination totale.

Email me:

dick@dickbulger.com